ProZ.com translation contests »
2014 annual ProZ.com translation contest: "Celebrations" » French to Romanian » Entry by carmen iordache (X)


Source text in French

Translation by carmen iordache (X) (#21274)

Au jour fixÃĐ, l'appartement du comte Ulric de Rouvres ÃĐtait prÃĐparÃĐ. Ulric y donna rendez-vous pour le soir mÊme à trois des plus cÃĐlÃĻbres mÃĐdecins de Paris. Puis il courut chercher Rosette.

Elle venait de mourir depuis une heure. Ulric revint à son nouveau logement, oÃđ il trouva son ancien ami Tristan, qu'il avait fait appeler, et qui l'attendait avec les trois mÃĐdecins.

—Vous pouvez vous retirer, messieurs, dit Ulric à ceux-ci. La personne pour laquelle je dÃĐsirais vous consulter n'existe plus.

Tristan, restÃĐ seul avec le comte Ulric, n'essaya pas de calmer sa douleur, mais il s'y associa fraternellement. Ce fut lui qui dirigea les splendides obsÃĻques qu'on fit à Rosette, au grand ÃĐtonnement de tout l'hÃīpital. Il racheta les objets que la jeune fille avait emportÃĐs avec elle, et qui, aprÃĻs sa mort, ÃĐtaient devenus la propriÃĐtÃĐ de l'administration. Parmi ces objets se trouvait la petite robe bleue, la seule qui restÃĒt à la pauvre dÃĐfunte. Par ses soins aussi, l'ancien mobilier d'Ulric, quand il demeurait avec Rosette, fut transportÃĐ dans une piÃĻce de son nouvel appartement.

Ce fut peu de jours aprÃĻs qu'Ulric, dÃĐcidÃĐ Ã  mourir, partait pour l'Angleterre.

Tels ÃĐtaient les antÃĐcÃĐdents de ce personnage au moment oÃđ il entrait dans les salons du cafÃĐ de Foy.

L'arrivÃĐe d'Ulric causa un grand mouvement dans l'assemblÃĐe. Les hommes se levÃĻrent et lui adressÃĻrent le salut courtois des gens du monde. Quant aux femmes, elles tinrent effrontÃĐment pendant cinq minutes le comte de Rouvres presque embarrassÃĐ sous la batterie de leurs regards, curieux jusqu'à l'indiscrÃĐtion.

—Allons, mon cher trÃĐpassÃĐ, dit Tristan en faisant asseoir Ulric à la place qui lui avait ÃĐtÃĐ rÃĐservÃĐe auprÃĻs de Fanny, signalez par un toast votre rentrÃĐe dans le monde des vivants. Madame, ajouta Tristan en dÃĐsignant Fanny, immobile sous son masque, madame vous fera raison. Et vous, dit-il tout bas à l'oreille de la jeune femme, n'oubliez pas ce que je vous ai recommandÃĐ.

Ulric prit un grand verre rempli jusqu'au bord et s'ÃĐcria:

—Je bois....

—N'oubliez pas que les toasts politiques sont interdits, lui cria Tristan.

—Je bois à la Mort, dit Ulric en portant le verre à ses lÃĻvres, aprÃĻs avoir saluÃĐ sa voisine masquÃĐe.

—Et moi, rÃĐpondit Fanny en buvant à son tour... je bois à la jeunesse, à l'amour. Et comme un ÃĐclair qui dÃĐchire un nuage, un sourire de flamme s'alluma sous son masque de velours.


Discuss this entry